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La Fécondation In Vitro

La Fécondation in vitro avec (ICSI) ou sans micro-injection (FIV)

 

La FIV est une procédure d’AMP consistant à mettre en contact les spermatozoïdes et les ovocytes.

L’intérêt de cette technique est de faciliter la rencontre entre les gamètes, et de contrôler l’environnement afin d’obtenir des embryons.

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Plusieurs étapes sont nécessaires :

 

– La stimulation ovarienne.

Celle-ci suit le même principe que pour l’insémination mais dans ce cas il est souhaitable d’obtenir plusieurs follicules en réponse au traitement, en moyenne une dizaine.

Les doses de traitement sont en majorité supérieures à celles utilisées en insémination, les surveillances ou monitorages sont donc plus rapprochés.

L’horaire des injections doit impérativement être respecté scrupuleusement.

Le déclenchement de l’ovulation a lieu cette fois vers minuit.

 

– La ponction ovarienne (J0) est réalisée par voie vaginale sous contrôle échographique, sous anesthésie, le plus souvent générale. Elle a lieu 36H après le déclenchement de l’ovulation. Le but de cette ponction est de prélever les ovocytes dans les follicules matures. Ces ovocytes sont directement transmis au laboratoire pour réaliser la FIV.

La consultation pré-anesthésie devra donc être anticipée en amont par la patiente.

Le jour de la ponction la patiente doit être impérativement à jeun.

Une admission en hôpital de jour est réalisée avant le passage au bloc opératoire.

La ponction ne laisse pas de cicatrice, un faible saignement peut persister quelques heures.

Le bulletin d’hospitalisation fait office d’arrêt de travail pour la journée, la sortie se faisant avant 18H.

 

– Avant de réaliser la fécondation in vitro, les spermatozoïdes et les ovocytes doivent être préparés au laboratoire. Les ovocytes sont extraits du liquide folliculaire. Leur aspect est étudié avant la mise en fécondation. Si une ICSI est prévue, les ovocytes sont débarrassés de toutes les cellules qui les entourent avant la micro-injection. Seuls les ovocytes matures peuvent être micro injectés.

Le sperme recueilli doit être préparé afin de sélectionner les spermatozoïdes les plus fécondants. Dans certains cas un second recueil peut être nécessaire pour améliorer les chances de réussites. Lorsque le sperme est congelé, une procédure de décongélation et de préparation doit être réalisée avant la FIV

 

La mise en fécondation sans micro-injection

Les ovocytes sont mis au contact avec des milliers de spermatozoïdes sélectionnés dans un milieu de culture embryonnaire. La fécondation (fusion entre un spermatozoïde et un ovocyte) est réalisée naturellement.

 

La mise en fécondation avec micro-injection (ICSI)

La micro-injection consiste à déposer un spermatozoïde soigneusement choisi au sein de l’ovocyte mature. Pour se faire, l’ovocyte est maintenu grâce à une pipette de contention. Le spermatozoïde choisi est immobilisé, prélevé  et déposé dans l’ovocyte grâce à une pipette d’injection.

 

Le développement embryonnaire

Après mise en fécondation les ovocytes sont gardés dans des incubateurs à 37°C sous une atmosphère contrôlée. Les milieux de culture embryonnaire sont soigneusement choisis pour faciliter le développement des embryons.

  • 18h après la mise en fécondation à J1, les premiers signes de fécondation apparaissent : la présence de 2 noyaux (un d’origine maternelle, l’autre d’origine paternelle) signe une fécondation effective. L’ovocyte fécondé est dénommé zygote.
  • 25h après la mise en fécondation, le zygote se divise en 2 cellules. C’est un embryon
  • A J2, idéalement l’embryon a 4 cellules et à J3 8 cellules.
  • Dans certains cas, la culture est prolongée jusqu’à J5 ou J6 ou l’embryon a atteint un stade blastocyste.

Le transfert d’embryon peut avoir lieu selon les cas à J2, J3, J5 ou J6.

Le nombre d’embryons à transférer est discuté avec le gynécologue et le biologiste médical.

Le choix du ou des embryons à transférer est fait par le biologiste médical à partir de critères de morphologie et de qualité du développement. Le but est de transférer le ou les embryons qui ont le plus de chances de s’implanter. Si des embryons surnuméraires ont des chances de s’implanter, il est possible de les congeler pour les transférer en cas d’échec ou en cas de désir d’un nouvel enfant ultérieurement.

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