Le parcours

L’assistance médicale à la procréation (AMP), ou procréation médicalement assistée (PMA), consiste à manipuler un ovule et/ou un spermatozoïde pour procéder à une fécondation. Elle permet d’aider les couples infertiles à concevoir, sans nécessairement avoir à traiter la cause de l’infertilité si cela n’était pas envisageable.

L’AMP comprend l’insémination artificielle et différents types de fécondation in vitro (FIV). Elle permet la naissance de plus de 23.000 bébés par an en France, soit 2,8% du total des naissances, selon les derniers chiffres de l’Agence de la biomédecine (2013).

Les toutes premières inséminations artificielles remontent au 19ème siècle. Le premier enfant conçu par fécondation in vitro en France est né en 1982. Depuis, les techniques d’AMP ne cessent de s’améliorer avec une augmentation des taux de succès.

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En France, seuls les couples chez lesquels une infertilité a été reconnue par un professionnel de santé peuvent avoir recours à l’AMP. La femme et l’homme doivent être en âge de procréer.

En application de la loi de bioéthique française, les pratiques d’AMP font l’objet d’un suivi par l’Agence de la Biomédecine.

La PMA est prise en charge par la Sécurité sociale dans des conditions règlementées à savoir âge de la femme inférieur à 43 ans et couple hétérosexuel ayant une vie commune.

Un couple est considéré comme infertile s’il n’a pas pu concevoir d’enfant après 12 à 24 mois de tentatives. Après un an de tentatives sans contraception, 18 % à 24 % des couples restent sans enfant, selon l’enquête nationale périnatale (ENP) et l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff).
Après deux ans, les couples toujours en attente d’une grossesse sont encore 8 % à 11 %.

Dans environ 15 % des cas, cette incapacité est inexpliquée. Dans d’autres cas elle est liée à une altération de la qualité de sperme chez l’homme (nombre et/ou mobilité des spermatozoïdes), à un trouble de l’ovulation ou encore à un problème de trompes chez la femme. Il s’agit aussi souvent de problèmes de fertilité mixtes, c’est-à-dire concernant les deux membres du couple.

Le recul de l’âge des femmes désirant concevoir un premier enfant est une cause importante d’infertilité et de recours à l’AMP. En effet, après 38 ans, le stock de follicules commence à s’épuiser et les ovocytes sont de moins bonne qualité, entraînant une augmentation du risque d’infertilité. De récents travaux de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) montrent par ailleurs une tendance à la baisse de qualité du sperme chez les hommes de la population générale sur la période 1989-2005 et sur la période 1998-2008.

On peut recourir à différentes techniques : insémination intra-utérine, fécondation in vitro (FIV), Intra Cytoplasmic Sperm Injection (ICSI, un seul spermatozoïde est injecté dans chaque ovocyte fécondable), transfert d’embryon congelé (TEC), ou encore vitrification ovocytaire (méthode de congélation rapide qui permet de mieux préserver l’ovocyte).

La technique sera choisie en fonction du profil de chacun des couples.

Une fois la cause de l’infertilité comprise, des mesures hygiéno-diététiques, médicales ou chirurgicales seront proposées en fonction de la pathologie.

Par exemple, l’arrêt du tabac et de toute consommation de substances toxiques seront fortement encouragés avant toute prise en charge plus poussée. Le poids du couple devra également être dans un intervalle d’IMC (Indice de Masse Corporelle) qui permette d’envisager des traitements et pour la femme une grossesse sereine.

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